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Antoine Fersing

Docteur en histoire moderne. Membre associé à l'ARCHE-EA3400

Parcours universitaire

2017 : Doctorat de l’université de Strasbourg obtenu pour la thèse Idoines et suffisants. Les officiers d’État et l’extension des droits du Prince en Lorraine ducale (début du XVIe siècle – 1633), réalisée sous la direction du professeur Antoine Follain.

2011-2017 : Préparation d’un doctorat en histoire moderne à l’Université de Strasbourg.
Bénéficiaire d’un contrat doctoral attribué par l’école doctorale 519 en 2011.

2010-2011 : Master Histoire et Civilisation de l’Europe à l’Université de Strasbourg, obtenu en 2011.
Mémoire : Alma Mater Dolanae. Histoire sociale d’une petite université à la Renaissance (Dole, en Franche-Comté).

2008-2010 : Licence d’Histoire à l’Université de Besançon, obtenue en 2010.

2006-2011 : Diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Strasbourg, filière Sciences Politiques et Sociales, obtenu en 2011.

2009-2010 :  Mémoire L’État pris en comptes. Les finances du duché de Lorraine sous le règne du duc Antoine (1508-1544).

2008-2009 : Échange Européen Erasmus auprès de la University of Gothenburg (Suède).

Fonction particulière

Représentant des doctorants au conseil d'administration de l’École Doctorale 519 Sciences et Société (depuis avril 2014).

Représentant des doctorants au Conseil des Écoles Doctorales de l’Université de Strasbourg (depuis janvier 2015).

 

Champs de recherche

Histoire des institutions et des pouvoirs d’État
Histoire politique de la première modernité
Histoire sociale des agents de l’État
Histoire des universités ; étude des usages du diplôme universitaire aux XVIe et XVIIe siècles
Duchés de Lorraine et de Bar
Usage des méthodes quantitatives en histoire

Travaux

Dans la continuité des recherches réalisées à l’occasion de la thèse que j’ai consacrée à la Lorraine ducale de la première modernité, je travaille à identifier les rapports qui peuvent être établis entre les ressources sociales dont disposent les officiers d’État et les modalités d’exercice du pouvoir princier au cours des XVIe et XVIIe siècles, notamment dans les petits États.

L’étude de ces relations implique de connaître les modes de génération et de transmission de ces ressources dans les sociétés de la première modernité. Pour cette raison, je m’intéresse aux arbitrages faits par les familles entre les différentes positions sociales que sont l’office (d’État, seigneurial ou municipal), le bénéfice ecclésiastique, la terre (noble ou non) ou encore la boutique. À côté des ressources transmises par la famille, le rôle joué par les juristes dans les services princiers me conduit à étudier la carrière et le degré de mobilité des diplômés des universités et, plus particulièrement, de ceux qui ont fréquenté les facultés de droit.

L’évolution des modalités d’exercice du pouvoir princier durant la période produit en retour des transformations sociales qui doivent être prises en compte dans l’étude des ressources dont disposent les officiers d’État. Ainsi, la patrimonialisation croissante des offices à la faveur de l’extension institutionnelle et géographique de la vénalité des charges modifie la valeur relative des autres capitaux mobilisés dans la compétition interindividuelle pour l’accès aux offices d’État. De façon analogue, la mise au point de dispositifs stables de crédit princier crée de nouvelles façons d’accumuler la faveur du souverain et d’ainsi espérer l’obtention d’un office.

Enfin, mes recherches portent sur le rôle que jouent les officiers d’État dans la détermination de la politique du Prince. Ce rôle peut résulter de la délégation à des institutions d’État par le Prince de prérogatives fastidieuses ou réclamant un volume de travail incompatible avec ses activités gouvernementales, mais non dépourvues d’enjeux politiques – il en va ainsi de la connaissance en appel des affaires judiciaires, du contrôle des comptes ou de l’instruction des placets envoyés au conseil. La part prise par les officiers d’État dans l’information du Prince, que ce soit par les rapports qu’ils produisent à sa demande ou par l’élaboration d’outils de gouvernement (tels que les dénombrements du domaine, les recueils de textes normatifs, les inventaires des archives princières, etc.) doit également être regardée comme participant de leur rôle dans la détermination de la politique princière. La capacité des officiers des institutions centrales à obtenir du Prince l’homologation de textes normatifs qu’ils lui proposent est une autre forme de l’influence de ces hommes sur la conduite des affaires.

Pour étudier ces différents objets, je mets en œuvre, lorsque cela est pertinent, les méthodes de l’analyse statistique descriptive telles que l’analyse séquentielle, l’analyse de réseau, la lexicométrie, la cartomatique et l’analyse factorielle.

Publications

Articles dans des revues à comité de lecture

« Diplômés des universités et service du Prince : les attentes déçues des ducs de Lorraine (1545‑1633) », Circé [En ligne], 8 | 2016 mis en ligne le 18 avril 2016.

« Carrières des officiers et influence politique d’une institution d’État : la chambre des comptes de Lorraine (milieu du XVIe siècle – 1633) », Comptabilités [En ligne], 7 | 2015, mis en ligne le 01 octobre 2015.

« Une naissance de l’impôt. Les aides générales des duchés de Lorraine et de Bar (1580 - 1608) », Annales de l’Est, 2014, I, p. 305-338.

Chapitres d’ouvrages collectifs

« L’Université au service du pouvoir politique : les cas de Dole et de Pont-à-Mousson aux XVIe et XVIIe siècles », in L’université en mouvement : Europe occidentale et centrale, dir. Georges Bischoff et Patrick Werly, Strasbourg et Poznan, Université de Strasbourg et Université Adam Mickiewicz, 2017.

« Une belle carrière qui finit mal. Retour sur le procès fait à Claude de La Vallée, prévôt de Clermont, en Lorraine, dans la première moitié du XVIe siècle », in Contrôler et punir les agents du Pouvoir (XVe-XVIIIe siècle), dir. Antoine Follain, Éditions Universitaires de Dijon, Dijon, 2015, p. 123-143.

Recensions

Jacques Rœhrig, Procès de sorcellerie aux XVIe et XVIIe siècles. Alsace, Franche-Comté, Lorraine, (Éditions Trajectoire, 2016, 374 p.), Annales de l’Est, 2016, II, p. 261-266.

Autres publications

« L’Université de Dole pendant la seconde moitié du XVIe siècle », Travaux 2012 [de la Société d’émulation du Jura], Lons-le-Saunier, 2013, pp. 193-213.

Communications

« Les Du Châtelet et les ducs de Lorraine. Service et faveur dans les relations entre la noblesse et le Prince en Lorraine ducale (1508-1633) » lors du colloque La maison Du Châtelet et ses archives (XIIe-XVIIIe siècles), archives départementales de la Haute-Marne, 14-15 octobre 2016.

« L’analyse factorielle au service de la prosopographie : ressources et carrières des officiers des ducs de Lorraine au XVIe et XVIIe siècles », cycle de conférences des historiens modernistes du Centre de Recherche Universitaire Lorrain d’Histoire (CRULH), Université de Lorraine, site de Nancy, 6 octobre 2015.

« L’ancienne aristocratie terrienne et la nouvelle noblesse d’office en Lorraine ducale : entre rivalité et patronage », journée d’étude Personnalisation et privatisation du pouvoir à l’époque moderne. Le pouvoir local de la noblesse, pour une comparaison européenne (XVe-XVIIIe siècle), Université de Strasbourg, 13 juin 2014.

« L’Université au service du pouvoir politique : les cas de Dole et de Pont-à-Mousson aux XVIe et XVIIe siècles », communication au colloque L’histoire des universités en Europe : de Bologne à Bologne. XVIIe colloque franco-polonais, Université de Strasbourg, 13-14 décembre 2012.

« Le studium generale de Dole dans la seconde moitié du XVIe siècle », communication à la Journée de l’Université ouverte de Franche-Comté, Dole, 17 novembre 2012.

« Une approche quantitative des savoirs d’État : le cas de la Lorraine ducale aux XVIe et XVIIe siècles », communication à l’Université d’été L’État : acteurs, pratiques, savoirs (XVIe-XIXe siècle), Institut Historique Allemand, Paris, 11-13 juin 2012.

Organisation de manifestations scientifiques

Coorganisateur de l'atelier de méthodes quantitatives commun aux laboratoires ARCHE et SAGE (2013-2014 et 2014-2015).

Coorganisateur du séminaire pluridisciplinaire « Penser l'État » au sein du laboratoire SAGE (2014-2015).