Pascale Saarbach

Doctorante en Histoire de l'art

 

Parcours universitaire

Depuis 2013 : Doctorat d’histoire de l’art contemporain sous la direction de Valérie Da Costa.

2006 : Master 2 d’Histoire de l’art. Université Marc Bloch, Strasbourg / Boston College, Boston (Massachusetts).
Mémoire réalisé sous la direction de Marie-Anne Lescourret : Ann Hamilton : au détour du langage. Vers l’expérience sensible de la parole.

2005 : Maîtrise d'Histoire de l'art. Université Marc Bloch, Strasbourg.
Mémoire réalisé sous la direction de Valérie Da Costa : Les arts plastiques et la danse à la fin du XXe siècle : dialectique de l’éphémère. Trois collaborations dans les années 1990 : Ann Hamilton/Meg Stuart, Andy Goldsworthy/Régine Chopinot, Anish Kapoor/Catherine Diverrès.

2000 - 2003 : DEUG /Licence d’Histoire de l'art et archéologie. Université Marc Bloch, Strasbourg.

Bourses

2006 Bourse d’étude de Boston College, Massachusetts 

2005 Bourse de mobilité de la Région Alsace

2005 Bourse d’étude de la Ville de Strasbourg


Champs de recherche

Art contemporain XXe – XXIe siècles
Art de l’installation
Art américain
Esthétique et philosophie de l’art
Phénoménologie
Pragmatisme américain

Thèse en cours

Titre

Ann Hamilton : l’expérience ou le champ des possibles.

Directrice

Valérie Da Costa

Résumé

Parce que l’installation représente le mode privilégié de l’art d’Ann Hamilton (1956), la problématique de l’expérience se trouve naturellement au cœur de son travail. Depuis la deuxième moitié du XXe siècle, et plus encore depuis les années quatre-vingt-dix qui ont vu l’art de l’installation s’imposer comme l’une des formes les plus importantes de la création artistique contemporaine, l’expérience est en effet devenue un lieu commun dans les discours et les visées de nombreux artistes. La notion n’en reste pas moins complexe et les enjeux qu’elle soulève sont d’autant plus importants qu’ils concernent nos manières d’être, de penser et d’agir, à une époque où les capacités de perception, de mémoire et d’imagination, les croyances et les engagements ne semblent plus garants d’un avenir commun, ni de l’amélioration possible de nos conditions. L’intérêt que porte Ann Hamilton à l’expérience du spectateur au sein de ses installations répond à de tels enjeux.

Le constat d’une perte individuelle et collective - qui n’est pas sans rappeler les nombreux discours sur la « crise de l’expérience » à l’époque moderne - rend aujourd’hui plus que jamais nécessaire la réhabilitation d’une expérience réelle et concrète, qui nous engage par le corps et par les sens- autant que par la pensée - dans un monde commun dont nous portons la responsabilité. Créer les conditions spécifiques d’une expérience pleine et entière, au cours de laquelle le spectateur peut engager un certain mode d’être, une qualité d’attention ouverte et réflexive, qui mobilise tout à la fois ses capacités de perception, de mémoire, d’imagination et d’action, tel est bien l’objectif premier des installations d’Ann Hamilton. Et cette intention, parce qu’elle répond précisément à ce contexte de crise que traversent nos sociétés occidentales, relève d’une pensée résolument éthique et philosophique qu’il faut lire à la lumière de l’héritage pragmatiste américain, de sa foi en l’expérience, de sa volonté de maintenir le monde ouvert et de favoriser un « sens du possible ».

En affirmant la dimension attentionnelle comme l’élément central et incontournable de cette réhabilitation de l’expérience, cette étude démontre ainsi la façon dont les œuvres parviennent à reconditionner l’attention du spectateur dans une perspective qui permet à chacun d’avoir confiance en sa propre expérience et en son pouvoir réel d’agir et de contribuer - à l’échelle intime du simple geste de la main ou de la voix - au changement et à l’ouverture d’un champ de possibilités.

 

Enseignements

2015-2017 : Chargée d’enseignement en théorie des arts visuels (arts plastiques et design) Université de Strasbourg

L2 Arts visuels : TD d’étude de textes
« Avant-gardes et modernité au début du XXe siècle

 

Publications

« Ann Hamilton : les conditions de l’attention », L’installation comme expérience phénoménologique et cognitive, Actes des journées d’étude Langarts 2017, à paraître en 2018.

« Les paradis», Mouvement, n°79, septembre-octobre 2015, p. 59-61.

« Offshore industry? », mouvement.net, 26 août 2015 [en ligne].

« New York: Present-Past. Joël Shapiro / Peter Halley », mouvement.net, 24 février 2014 [en ligne].

« Quotidien en conserve: Manfred Pernice», mouvement.net, 17 décembre 2013 [en ligne].

« La voix enfouie. Vers une poétique de l’écoute dans l’œuvre  d’Ann Hamilton », Dire la musique : à la limite, sous la direction de S. Roth et I. Soraru, L’Harmattan, 2012, p. 183-195.

« Ann Hamilton : au détour du langage », Revista de Historia da Arte e Arqueologia, n°10, 2008, p. 149-176 [en ligne].

Si près, si loin / So close, so far away,[H & F collection], [Textes de Hilde Teerlinck, Han Nefkens, Michele Robecchi, Pr. QuinJian, Brian Curtin, Pascale Saarbach, Laura Zozlik], Altkirch, éditions du Centre Rhénan d’art contemporain d’Alsace, 2007.

Le Temps suspendu / The suspended moment [H & F collection], [Textes de Hilde Teerlinck, Hilde Van Gelder, Alex de Vries, Pascale Saarbach] ; Altkirch, éditions du Centre Rhénan d’art contemporain d’Alsace, 2005.

Communications

« Ann Hamilton : les conditions de l’attention », Journée d’étude Langarts 2017, L’installation comme expérience phénoménologique et cognitive, Aix-Marseille Université, 19 mai 2017.

« La voix enfouie. Vers une poétique de l’écoute dans l’œuvre d’Ann Hamilton », Colloque, Dire la musique : à la limite, Université Marc Bloch, Strasbourg, du 22 au 24 novembre 2007.