Mohamed Hadjiat

Doctorant en histoire de l'architecture

hadjiat20@hotmail.com

Parcours universitaire

2015 : Master en Architecture : Option architecture et Patrimoine (UABT Tlemcen, Algérie).

2017 : Diplôme d’état d’architecte (Master II spécialité Projet-Histoire-Patrimoine, ENSAS)

Depuis octobre 2017 : Doctorant en histoire de l’architecture sous la direction d’Anne-Marie Chatelêt.

Bourses de recherche

Contrat doctoral du ministère de la Culture et de la communication (2018-2021).


Champs de recherche

Histoire de l'architecture

Thèse en cours

Titre

Une histoire matérielle de la restauration des monuments "arabes" durant la période coloniale à Tlemcen (1842-1927)

Directrices

Anne-Marie Châtelet
Mercedes Volet, HDR, directrice du laboratoire InVisu (CNRS-INHA), INHA/USR3103.

Résumé

De 1830 à 1927, une pratique de la restauration des monuments en Algérie s’est développée. Cette thèse interroge l’intérêt de l’administration française pour la restauration des ‘‘monuments arabes’’, la reconnaissance de cette culture étrangère et les moyens techniques, matérielle et humains employés pour la sauvegarde de ce patrimoine. L’adjectif ‘‘arabe’’ qualifiait tous les monuments appartenant à la culture de ‘‘l’indigène’’ durant les premières décennies de la colonisation française en Algérie. La thèse s’intéresse aux parcours de plusieurs groupes d’intervenants sur le patrimoine arabe durant la période coloniale en Algérie et la constitution d’un savoir sur la restauration de ces monuments. Elle réexamine les rapports entre la population locale usagère de ces biens et détentrice d’un savoir-faire et principalement les Français arrivés en Algérie ayant une autre pratique de la restauration. Du génie militaire, des architectes des bâtiments civils et du service des pontset-chaussés chargés de l’entretien de ces bâtiments dès 1830, jusqu’aux architectes en chef des monuments historiques en Algérie nommés dès 1880, en passant par les constructeurs indigènes, la thèse analyse l’ensemble des travaux de restauration entrepris dans la ville de Tlemcen. Capitale de la dynastie Zyanide au XIVe siècle, la ville de Tlemcen regorge de spécimens d’art arabo-musulman et retient l’attention de la commission des monuments historiques dès 1853 par le classement du premier monument arabe au titre des monuments historiques par Prosper Mérimée (1803-1870). L’étude des acteurs, des actions et de la matérialité des restaurations des ‘‘monuments arabes’’ de Tlemcen, nous permet d’aborder les orientations et les choix faits par tous ces groupes d’acteurs, dans un dessein de reconstituer l’histoire tant institutionnelle que matérielle de ces restaurations dans un contexte de colonisation.