Lorraine Engel-Larchez

Doctorante en histoire de l’art contemporain

lorraine.engellarchez@gmail.com

Parcours universitaire

Depuis novembre 2015 : thèse d'histoire de l'art contemporain à l'université de Strasbourg (École doctorale Sciences humaines & sociales - ED 519, laboratoire ARCHE) sous la direction de Mme Christine Peltre - en co-encadrement à l'École du Louvre sous la direction de Mme Catherine David

2014-2015 : classe préparatoire aux concours externes de conservateur du patrimoine - Université Paris IV-Sorbonne, option Musées, spécialité Histoire de l’art et des civilisations du monde occidental de la fin du XVIIIè siècle à nos jours

2014 : M2 d’histoire de l’art et archéologie, mention Bien - École pratique des hautes études (Paris)
Mémoire : La Politique culturelle du Qatar : vers une légitimation identitaire ?, sous la dir. de M. Jean-Michel Leniaud, directeur d'études de l’École nationale des Chartes et professeur d'Histoire de l'architecture occidentale des XIXe et XXe siècles (cf. Publications)

2012 : L3 professionnelle en histoire et marché de l’art, spécialité peinture et arts graphiques -  Institut d’études supérieures des arts (Paris)
Mémoire : L’Orientalisme dans les arts du verre et du cristal au XIXè siècle, sous la dir. de Mme Stéphanie Boulogne, chercheure associée au laboratoire d’Archéologie médiévale et moderne en Méditerranée d’Aix-en-Provence (cf. Publications)

2010 : L1 d’histoire de l’art et archéologie, spécialité histoire des arts de l’Islam et archéologie orientale, option sumérien - École du Louvre (Paris)

2008 : Certificat d'études d'arts plastiques (CEAP), spécialité peinture - École nationale supérieure d’art et design (Nancy) - actuelle alliance ARTEM

Parcours professionnel

 

Depuis octobre 2016 : médiatrice culturelle - Centre Pompidou Metz.


Octobre 2016 : intervenante en Licence 3 d'arts plastiques (cours d'Histoire de l'art des années 1960 à nos jours) - Université Paris 8-Vincennes Saint-Denis.


2015-2016 : professeur de culture générale (licence 1 et 2) - Institut supérieur d'ingénierie (Libreville, Gabon).

Mai-juill. 2014 : attachée de conservation (stage), Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Marseille), sous la dir. de Madame Mireille Jacotin (responsable du pôle Vie publique), préparation de l’exposition Café, cafés

Févr.-avr. 2014 : secrétaire de rédaction (stage) - Centre Pompidou (Paris), Direction des publics, Service de l’information des publics et de la médiation, préparation du n°19 du magazine-programme  Code Couleur

Oct.-déc. 2013 : assistante éditoriale (stage) - éditions Skira-Flammarion (Paris), correction d’épreuves pour les catalogues d’exposition Van Gogh-Artaud (Orsay), Indiens des Plaines et Sépik (quai Branly)

Août-sept. 2013 : chargée de location domaniale & assistante communication évènementielle (stage) - Centre des monuments nationaux - mise en place du cycle de conférences Histoires ouvertes (château de Vincennes), accueil trilingue du public lors des Journées européennes du Patrimoine (chapelle expiatoire de Paris)

Janv.-mars 2011 : chargée de recherche (stage), cabinet d’expertise en art islamique MC David, organisation d’une vente aux enchères avec l’étude Boisgirard & associés (hôtel Drouot, 31 mars 2011)

1er semestre 2009 : enseignante d’arts plastiques, école élémentaire et collège Tayba (Casablanca - Maroc)

Champs de recherche

Interactions et transferts socioartistiques entre Orient et Occident à l’époque contemporaine (XIXè-XXIè siècles) / Femmes artistes / Artistes voyageurs / Orientalisme / Art colonial

Thèse en cours

Thèse en cours

L'Art colonial au féminin en Algérie dans la première moitié du XXè siècle : autour d’Yvonne Kleiss-Herzig (1895-1968) 

Directrice

Christine Peltre

Résumé

Si les études d’histoire de l’art sur l'acmé orientaliste au XIXè siècle abondent, les derniers feux de ce mouvement dans la première moitié du XXè siècle ne suscitent pas tant d'intérêt. Avec la création de la Société des Artistes algériens et orientalistes en 1897 par le sculpteur Charles Cordier et celle du prix Abd-el-Tif en 1907 par Léonce Bénédicte, fondateur de la Société des peintres orientalistes français, s'affirme un nouveau foyer artistique français dans l'Algérie coloniale. Comme Ketty Carré, les femmes accompagnent leur époux artistes en résidence dans la villa algéroise. Parmi ces artistes orientalistes méconnues, le destin d’Yvonne Kleiss-Herzig a retenu mon attention.
Née à Tizi Ouzou en 1895, elle était fille du peintre français d’origine suisse Édouard Herzig et d’une mère alsacienne établis dès 1871 à Alger. Elle devint en 1933 l'épouse du caricaturiste autrichien Hans Kleiss. Kleiss-Herzig étudia à l'École nationale des beaux-arts d'Alger sous la direction de Léon Cauvy. Ayant obtenu une bourse d'étude du gouvernement général en 1913, elle fut élève de Jean-Paul Laurens à l'académie Julian et suivit les cours de Paul Follot et du décorateur Eugène Grasset durant la Grande Guerre. Pendant plus de trente ans, elle peignit des scènes de la vie rurale et urbaine dans sa Kabylie natale et la région de Tlemcen. Membre fidèle de la Société des Artistes orientalistes et algériens dès 1911, Kleiss-Herzig prend part à l'Exposition coloniale de 1931. Elle envoyait des illustrations à la revue Algéria et remporta en 1928 le Grand Prix artistique d'Algérie. En 1952, elle s'installa avec son mari à Sidi Slimane au Maroc, avant de s'éteindre à Mougins en 1968.
Avec ses gouaches linéaires, Kleiss-Herzig pourrait simplement être considérée comme une illustratrice hors pair au style décoratif charmant. Mais l'originalité de son œuvre réside dans l'alliance d’un style décoratif unique et d'une rigueur scientifique dans ses représentations de la vie quotidienne, des mœurs et coutumes de la population kabyle (Le Sahara, carrefour des races, Alger, Baconnier, 1934), tout comme des espèces animales d'Afrique du nord (l’institut Pasteur lui commande une série de planches sur les scorpions). L’œuvre de cette artiste française née en Kabylie incarne la nouvelle vision de l’école d’Alger, opposant à un orientalisme rêvé un orientalisme vécu.
Dès lors, il conviendra de s'interroger sur les spécificités propres à cet ultime orientalisme artistique qui s’épanouit au cours des dernières décennies du Maghreb colonial et s’il acquiert désormais une valeur nouvelle sur le marché de l’art. À l'heure où les femmes artistes connaissent déjà une reconnaissance institutionnelle, on se demandera dans quelle mesure se pose à cette époque la problématique d'un orientalisme genré. Nous répondrons pour partie à ces questions en analysant l’influence exercée par les maîtres, père et époux de Kleiss-Herzig ainsi que le foyer artistique algérois dans lequel elle évoluait, en établissant des analyses comparatives avec l’œuvre orientaliste de ses contemporaines : Tourniol, Ackein, Carré, Tedeschi, Besnard-Giraudias...
Histoire de l'art, histoire des genres, sociologie, ethnologie et même économie culturelle de l’Afrique du nord, avec l'émergence d'un « tourisme artistique » européen en Algérie dont témoigne dès 1889 l'ouverture du chemin de fer entre Bou Saada et le littoral, cette étude transversale riche entend redonner ses lettres de noblesse aux derniers feux de l'orientalisme et aux actrices méconnues de cette tendance artistique au Maghreb, notamment en Algérie.

Publications

De l'Orient à l'Occident : les mille et une facettes du cristal, Les Éditions universitaires européennes, Sarrebruck, 2016

"Le Qatar : nouvel héraut du patrimoine arabe ?", site Internet des éditions de l'Harmattan, 15 août 2016

La Politique culturelle du Qatar : vers une légitimation identitaire ?, Paris, l’Harmattan, 2015 (ouvrage préfacé par Mireille Jacotin, vice-présidente de l’Association générale des conservateurs des collections publiques de France et conservateur du patrimoine en charge du pôle Vie publique au MuCEM, Marseille).

Communications

28 janvier 2012, Intervention en anglais sur « Le verre et le cristal orientaliste au XIXè siècle », au colloque international Collections-collectionneurs : hommage aux collectionneurs inspirés d'art islamique, Institut d’études supérieures des arts (Paris)

Autres informations

Séjours à l’étranger

2015-2016 : expatriation au Gabon (Libreville) - professeur de culture générale à l'Institut supérieur d'ingénierie

2008-2009 : césure linguistique au Maroc (Casablanca) - initiation à l’arabe marocain

1er semestre 2012 : échange Erasmus en Autriche à l’Université des arts appliqués de Vienne

Langues étrangères

Anglais - niveau C1 (courant)

Allemand - niveau C1 (courant)

Arabe marocain - niveau A2 (intermédiaire)