Emmanuel Gerardin

Doctorant en histoire moderne
emmanuelgerardin@orange.fr

  • Parcours universitaire

2013 : Master d’Histoire et civilisation de l’Europe, Histoire moderne, soutenu sous la direction d’Antoine Follain : La clémence des ducs : la violence et le pardon en lorraine à la renaissance. Les lettres de rémission des ducs de Lorraine au XVIe siècle (1508-1608), Université de Strasbourg.

1998 : Maitrise d'histoire ancienne sous la direction de Raoul Lonis,La stasis dans les Histoires de Polybe (IIIe-Ier siècle av. J.C.),  Université de Nancy 2.

1997 : Licence d'histoire et d’histoire de l’Art, Université de Nancy 2.

1996 : DEUG d'histoire et de géographie, mention histoire de l'art et d'archéologie, Université de Nancy 2.

 

  • Fonction particulière

Professeur agrégé d’histoire au lycée Alphonse Heinrich d’Haguenau

Champs de recherche

Histoire de la justice, histoire sociale, anthropologie historique et politique, histoire comparée

Thèse en cours

Titre  :
« Le crime et le pardon, les lettres de rémission des ducs de Lorraine du XVIe au début du XVIIe siècle. »

Directeur :
Antoine Follain

Résumé :
La justice de la première modernité reposait autant sur la punition du crime que sur la miséricorde. Dans l’espace francophone, le pardon judiciaire avait pris depuis la fin du Moyen Age la forme des lettres de rémission.  Les archives départementales de Meurthe-et-Moselle en conservent une série presque continue de près de 2500 copies consignées dans les registres des lettres patentes entre le règne de René II (1473-1508) et l’invasion des armées française en 1632 lors de la guerre de Trente ans. Réponses à des requêtes qui émanaient de toute la société, elles mobilisaient le travail des plus hautes institutions de l’Etat, de la Chancellerie au Conseil privé du prince en passant par les officiers de judicature. Par ce moyen les ducs dispensaient leur grâce : ils pardonnaient certains crimes, annulaient les procédures judiciaires en cours, assuraient la réintégration des bénéficiaires dans la société, favorisaient la réconciliation des parties et le retour à la paix civile.

L’historiographie, déjà riche d’études fondatrices, est en constant renouvellement. Elle invite à réfléchir sur le rapport que les lettres de rémission construisent entre la justice princière et la société. Ce n’est plus seulement le paradigme de la naissance de l’Etat moderne qui est interrogé mais l’ensemble des moyens mis en œuvre par la société pour tenter de juguler les conflits qui la traverse. Cette thèse se propose donc d’analyser les modalités de régulation de la violence par l’exercice du pardon judiciairedurant la période de la première modernité, principalement à partir de l’exemple lorrain, mais aussi en le comparant le cas échéant avec les Etats princiers germaniques voisins, où on lui trouve un équivalent dans la Urfehde, parfois traduite sous la forme de « serment de non-vengeance » ou de « renonciation à la querelle ».

Communication

Les voleurs : des criminels impardonnables ? Le vol dans les lettres de rémission lorraines au XVIe siècle.Dans le cadre du séminaire 2013-2014 « Gibiers de potence. La société et ses indésirables (XVe-XIXe siècle) » de l'Axe "Autorité, Libertés, Contrainte"organisé par Antoine Follain avec Georges Bischoff.