Aurélie Arena

Doctorante en histoire de l'art contemporain

Parcours universitaire

Depuis 2014 — Doctorat en histoire de l’art contemporain sous la direction de Valérie da Costa, Université de Strasbourg (« Hannah Höch. Dialogue entre les arts et les techniques »)

2014-2015 — Maîtrise de philosophie sous la direction de Jean-Claude Chirollet, Université de Strasbourg (« Rôle et structure de la mémoire dans la composition photographique »)

2013-2014 — Master en histoire de l’art contemporain sous la direction de Valérie da Costa, Université de Strasbourg (« Mémoire et histoire chez Hannah Höch : structures mnémoniques de l’entre-deux-guerres et de l’après 1945, une mise en regard »)

Licence de philosophie, Université de Strasbourg 

2011-2012 — Licence d’Histoire de l’Art, Université de Toulouse II-Le Mirail

Fonction particulière

Chargée d’enseignement vacataire à l’Université de Strasbourg

Champs de recherche

IIIème Reich, XIXème et XXème siècles, Allemagne, archives, art populaire, avant-gardes après 1945, avant-gardes historiques, Dadaïsme, dessin, gender studies, gravure, histoire des médiums, histoire des techniques, marché de l’art, material studies, memory studies, peinture, photographie, photomontage, République de Weimar, sociologie de l’art, Surréalisme

Thèse en cours

Titre

Hannah Höch. Dialogue entre les arts et les techniques

Direction

Valérie da Costa

Résumé

Hannah Höch (1889-1978) est aujourd’hui encore, en France tout particulièrement, connue pour sa participation au mouvement dadaïste berlinois (1918-1922) et sa liaison d’alors avec le Dadasophe Raoul Hausmann (1886-1971). Les expositions et études qui lui furent internationalement consacrées s’attardent principalement sur ses photomontages et l’iconographie relative aux conditions sociales des femmes qu’ils élaborent, complétées par quelques incursions dans les années 1920 et le IIIème Reich. L’œuvre de Höch est pourtant bien plus riche, variée et complexe. Si elle réalisa des photomontages sa vie durant, elle ne cessa pour autant pas de peindre, dessiner et graver, développant dans tous les médiums qu’elle employa des recherches formelles variées, parallèles et simultanées, soutenues par un riche répertoire iconographique. L’historien de l’art, décontenancé devant une telle liberté plastique, parle alors de « pluralisme stylistique », sans que la notion ne porte autant de fruits qu’en littérature, en musique ou en architecture, où elle fut régulièrement théorisée.

Face à la difficulté méthodologique soulevée par son œuvre, et afin d’en renouveler l’approche, nous avons choisi de nous attarder sur une thématique systématiquement mentionnée comme fascinant l’artiste, mais jamais analysée : la technique. Comprise, dans un premier sens, comme l’ensemble des moyens mis en place par l’être humain pour atteindre ses fins, une conception instrumentale de la technique nous amène de porter une attention particulière à l’économie höchienne des techniques artistiques, ainsi qu’aux modalités de sa distinction avec l’artisanat. Höch, formée à divers arts appliqués, se consacre pourtant à une pratique à la fois traditionnelle et subversive des « beaux-arts », dans une période charnière d’éclatement de leur champ : subversive par l’exploration du photomontage en tant que technique artistique à part entière, et traditionnelle par l’absence d’hybridation entre les techniques artistiques exercées, le respect des styles et traditions picturales, couplés à l’exploration des interrogations qu’ils soulèvent. Considérée, dans un second sens, comme l’ensemble des procédés nécessaires aux activités de production d’une société, incluant les objets et modes de vie particuliers qu’ils infèrent, la technique nous permet d’éclairer une partie méconnue de l’iconographie höchienne et de repenser l’intégralité de sa carrière. L’artiste se tient en effet informée des avancées techniques de son temps grâce aux médias (presse écrite, radio puis télévision), ainsi qu’à quelques ouvrages spécifiques. Les découvertes concernant l’infiniment petit et l’infiniment grand, dont les représentations engendrent de nouvelles expériences visuelles, sont d’ailleurs au coeur de son inspiration et de la liberté esthétique qu’elle revendique.

La notion de technique appliquée à l’œuvre de Höch présente l’avantage d’engager notre réflexion dans une certaine analogie structurelle avec notre objet d’étude. Influencée non seulement par le niveau de développement scientifique et technologique d’une société, mais également par la surdétermination psychosociologique dont ses objets sont immédiatement investis, la technique nous permet une plongée au coeur des représentations et considérations sociales qui forment la trame des époques qu’Höch traverse, et de considérer l’importance des questions de genre, d’accès à la formation, d’opportunités ou de restrictions politiques sur le déroulement de sa carrière — une carrière qui traverse l’histoire de l’Allemagne au XXème siècle, de l’abdication impériale à la guerre froide.

Publications

Actes de colloque

«  De l’emploi du texte dans les photomontages dadaïstes d’Hannah Höch : structures d’une émancipation progressive du matériau », actes du colloque « Le phototexte engagé. Du militantisme aux luttes de visibilité » (à paraître aux Presses universitaires de Rennes, fin 2018-début 2019)

« Hannah Höch et l’ombre de Raoul Hausmann », actes du colloque « Parent-elles.     « Compagne de, fille de, soeur de… » : les femmes artistes au risque de la parentèle » (sur le site de l’association AWARE et en impression sur demande, mise en ligne à l’automne 2017) [en ligne]

« Monter le temps. L’expérience dadaïste du temps dans le Berlin de l’immédiat après-guerre », actes du colloque « L’art, machine à voyager dans le temps » (sur Fabula, mise en ligne à l’automne 2017) [en ligne]

« Dada timbré. Quand la carte postale inspirait l’avant-garde berlinoise » in Gros Gris n°3, Printemps 2017


Comptes-rendus

« Laurent Baridon, Pierre Vaisse (dir.), Du texte à l’image. L’interprétation savante des oeuvres d’art, Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2018 » — Lectures. Liens socio, mis en ligne le 16 octobre 2018 [en ligne]

« Les avant-gardes féministes des années 1970 à Karlsruhe : une exposition manifeste », critique de l’exposition « Les avant-gardes féministes des années 1970 » au Zentrum für Kunst und Medien de Karlsruhe — AWARE, mis en ligne le 16 février 2018 [en ligne]

« Denise Toussaint, Dem kolonialen Blick begegnen. Identität, Alterität und Postkolonialität in den Fotomontagen von Hannah Höch, Transcript Verlag, Bielefeld, 2015 » — Histara, mise en ligne le 20 octobre 2017 [en ligne]

« Danièle Méaux (dir.), « L’art et la machine », Figures de l’art. Revue d’études esthétiques,     n° 32, 2016 » — Lectures. Liens socio, mise en ligne le 24 mai 2017 [en ligne]

« Hannah Höch, révolutionnaire de l’art… d’après 1945 ? — Une exposition proposée par la Kunsthalle de Mannheim » in Hannah Höch et alia, carnet de recherches Hypothèses [en ligne]

Communications

« Le « problème » Hannah Höch : pluralisme stylistique, personnalité plurielle ? » 16 novembre 2018, journée d’étude « Art et personnalité », Université Rennes 2

«  De l’emploi du texte dans les photomontages dadaïstes d’Hannah Höch : structures d’une émancipation progressive du matériau » 31 mai-1er juin 2018, colloque international « Le phototexte engagé. Du militantisme aux luttes de visibilité », MSH Paris Nord, Saint Denis

« Hannah Höch, artiste : être artiste et femme au XXème siècle, construction d’une identité artistique » 19 avril 2018, journée doctorale Grand Est en Sciences Humaines et Sociales, MISHA, Strasbourg.

« Monter le temps. L’expérience dadaïste du temps dans le Berlin de l’immédiat après-guerre » 23-25 mars 2017, colloque international « L’art, machine à voyager dans le temps », Université de Haute-Alsace, Mulhouse

«  Dada timbré » 24 mars 2017, conférence à la galerie No Smoking, Strasbourg

« Hannah Höch et l’ombre de Raoul Hausmann » 23-24 septembre 2016, colloque « Parent-elles. « Compagne de, fille de, soeur de… » : les femmes artistes au risque de la parentèle » organisé par la ville de Poitiers, le Musée Sainte-Croix et l’association AWARE

« Journées internationales Jeunes chercheurs » Juin 2015, Festival de l’Histoire de l’Art de Fontainebleau

« Sélectionner, découper, assembler : l’art du collage au XXème siècle » 11 mars 2015, conférence donnée à la Galerie Le point Fort, Mittelhausbergen

« Une histoire des styles en photographie » 21 janvier 2015, conférence donnée à la Galerie Le point Fort, Mittelhausbergen

Activités Scientifiques

Membre de l’Association Jean Hans Arp (Strasbourg)

Depuis 2012 — Rédactrice d’anecdotes d’histoire de l’art pour Artips, une dose d’art au quotidien, depuis 2012 (Paris)

2016-2017 — Secrétaire de rédaction pour Strathèse, revue de l’ED 519