[Parution] Arte Povera hier et aujourd'hui, Les Cahiers du Musée national d'art moderne, 2018/143 (coord. Valérie Da Costa)

12 avril 2018

Arte Povera hier et aujourd’hui

Ce numéro 143 des Cahiers du Musée national d’art moderne consacré à l’Arte Povera vient combler en France un manque éditorial récent sur cette aventure collective née en Italie à la fin des années 1960 qui fut moins un groupe qu’une situation artistique. Si plusieurs expositions manifestes organisées par Germano Celant à Gênes, Bologne ou encore Amalfi entre 1967 et 1968 en ont scellé la naissance il y a tout juste cinquante ans, ce numéro spécial propose de relire cette identité artistique et la place mouvante de cetteconstellation d’artistes qui la constitue à l’aune notamment de différents moments (exposition « Fuoco, Immagine, Acqua, Terra », L’Attico, Rome, juin 1967, Deposito d’Arte Presente, Turin, 1967-69) et protagonistes (Piero Gilardi, Marisa Merz, Tommaso Trini) qui ont participé plus ou moins directement à cette aventure ; l’Arte Povera ayant été l’une des rares avant-gardes à avoir dialogué avec l’histoire.

Cette publication fait suite à la journée d’études : Arte Povera, hier et aujourd’hui, co-organisée avec Jean-Pierre Criqui, qui s’est tenue le 9 juin 2016 au Centre Pompidou en écho à l’exposition « Un art pauvre » dont Frédéric Paul était le commissaire. Elle n’en est pas l’exacte retranscription, qui est visible et écoutable sur le site du Centre Pompidou, mais propose aussi les analyses d’autres chercheurs. Autant d’approches et de points de vue pour interroger la pertinence historique de l’Arte Povera et considérer sa lecture actuelle au sein du système de l’art contemporain.

Mes remerciements vont à l’Equipe d’Accueil (EA 3400-ARCHE) de l’Université de Strasbourg dont je dépends qui a soutenu tant l’organisation de cette journée de réflexion que la présente publication qui en découle.

Valérie Da Costa

 

Les Cahiers du Musée national d’art moderne, n°143, Editions du Centre Pompidou, Paris, 2018, 23 Euros